Hex Mask UI Icons Arrow Down Arrow Left Arrow Right Arrow Up Brackets Calendar Checkmark Chevron Down Chevron Left Chevron Right Chevron Up Clock Close Connect Copy crown Ellipsis External URL Favorite (off) Favorite (on) Help Home Info Live Mobile Menu Mobile Overflow Paginate Dot (filled) Paginate Dot (empty) Pin Placeholder Icon Play Video Circle Play Video Plus Search Team No-Team-Logo_Fallback_003 Ticket Trophy User Input Video Video Play Icon World X Game Mode Icons Hero Icons Map Icons Platform Icons Social Icons Mobile Discord Facebook Instagram Reddit Twitch Twitter Youtube Weibo WeChat Workshop Icons WorkshopControl WorkshopShare WorkshopInfinite

Tellement de masques et si peu de temps : dans les coulisses de Sombra visage fluctuant

Tellement de masques et si peu de temps : dans les coulisses de Sombra visage fluctuant

Un acteur au costume richement décoré, plein de couleurs éclatantes, arpente la scène en suivant le rythme d’une musique faisant la part belle aux percussions. Un coup de tambour et un mouvement d’éventail plus tard, il arbore un visage écarlate qui adresse une grimace au public ; d’un geste de la main, il le remplace instantanément par un masque pâle dont les lèvres esquissent un curieux sourire de bouffon.

Comment accomplit-il de tels exploits, alliant comédie, suspense et tours de passe-passe ?

C’est un secret que les deux cents maîtres du Bianlian en activité ne divulgueront jamais, pas plus que Sombra, qui vient de rejoindre leurs rangs avec son nouveau modèle légendaire, Visage fluctuant, créé pour fêter le Nouvel an lunaire 2020.

Le Bianlian, que l’on traduit souvent en Occident par « changement de visage », est né au XVIIe siècle, sous la dynastie Qing, en tant que sous-genre de l’opéra du Sichuan. Cet art était relativement simple autrefois, les comédiens n’utilisant qu’un nombre limité de masques par performance, mais aujourd’hui, la plupart des professionnels peuvent montrer plus de dix-huit masques par spectacle. De son côté, Sombra n’en dispose que de six ; il lui reste des progrès à faire pour arriver au niveau des maîtres en la matière.

Bien que son incarnation actuelle la fasse changer de visage aussi facilement qu’elle infiltre diverses organisations, permettre à Sombra d’arborer plus de deux masques représentait un défi pour l’équipe du jeu, à la fois au niveau du design et de l’implémentation.

On me cherche ?

Alors que les artistes de l’opéra du Sichuan sont capables de passer d’un visage à l’autre d’un hochement de tête, d’un geste de la main ou d’un coup d’éventail, Sombra modifie son apparence d’une façon bien plus cohérente avec son thème high-tech. On la voit un instant avec le visage rouge, noir et or du roi singe légendaire du Voyage en Occident, Sun Wukong ; une fraction de seconde et un léger flou plus tard, elle arbore un masque représentant sa calavera violette emblématique, réinterprétée dans le style ornemental de l’opéra du Sichuan. « Sombra a une esthétique à la fois ludique et élégante, associée à des talents de camouflage et des capacités high-tech, il nous a donc semblé que ce thème du changement de visage lui conviendrait à merveille, » indique Daryl Tan, le graphiste conceptuel de ce modèle. En tant que hackeuse tenant sa véritable identité secrète, changer d’apparence dès que le besoin s’en fait sentir fait partie des habitudes de Sombra.

Comme le Bianlian traditionnel implique des changements de masque très rapides, l’équipe a dû prendre une décision : à quel rythme devaient se succéder les masques de Sombra (et avec eux, le petit rappel pratique placé sur son arme) ? « Au départ, nous voulions qu’elle ne change de masque qu’au moment des animations importantes, comme quand elle passe en mode furtif ou en sort, ou quand elle utilise son ulti, explique John Gotch, responsable de la sous-traitance des personnages. Mais comme ce serait passé inaperçu dans la plupart des aspects du jeu, nous avons préféré le faire changer de temps en temps, tout au long de la partie. »

Au total, Sombra porte six masques différents. D’après John Gotch, c’est cet aspect du modèle qui a été le plus difficile à créer. « Nous avons dû trouver un moyen pour changer de masque pendant la partie, au rythme que nous avions déterminé, indique-t-il. Après avoir créé le modèle 3D, nous avons pris les différents visages conçus par Daryl, nous avons appliqué le graphisme 2D aux modèles 3D, et nous avons ensuite travaillé avec l’équipe des effets visuels pour les intégrer au jeu. Quand nous avons commencé à implémenter le modèle au moteur de jeu, nous avons essayé avec deux masques seulement. Il s’agissait de tester notre technologie et de nous assurer que la solution que nous avions choisie permettait aux joueurs de voir toutes les variations des masques. »

Le résultat de cette incursion dans une technologie encore inexplorée ? Un concept dynamique et d’une grande richesse culturelle, mis en œuvre sous une forme futuriste. La collection de masques de Sombra est mise en valeur par sa tenue spectaculaire aux motifs complexe, pour constituer un ensemble fidèle aux splendides costumes de l’opéra du Sichuan, mais qui conserve en même temps le style unique d’Overwatch. « L’intégration visuelle consistait essentiellement à prendre les éléments graphiques frappants de l’opéra et à les adapter à l’esthétique générale du jeu, » résume Daryl Tan. Il ajoute que pour garantir la fidélité des modèles à ce qu’ils sont censés représenter, l’équipe fait appel à des personnes des cultures concernées. « Bien souvent, ces gens sont faciles à trouver, car Blizzard est une société vraiment multiculturelle. Ensuite, armés d’une meilleure compréhension du thème et de la façon dont on peut l’adapter à nos personnages, on travaille au sein de l’esthétique d’Overwatch. On fait alors à nouveau appel à nos consultants et nos partenaires du monde entier pour avoir leurs retours et nous assurer d’avoir tapé dans le mille. »

Les modèles du Nouvel an lunaire des années passées ont fait l’objet du même traitement et intègrent mythes passionnants et imagerie évocatrice dans le monde d’Overwatch.   

  • En 2017, inspirée par le récit légendaire du périple du moine Tang Sanzang et de ses disciples, Zhu Bajie, Sha Wujing et Sun Wukong, l’équipe a conçu une série de modèles évoquant ces personnages du roman de Wu Cheng’en, Le Voyage en Occident.
  • En 2018, les quatre animaux (Qinglong le dragon azur de l’Est, Zhuque l’oiseau vermillon du Sud, Xuanwu la tortue noire du Nord et Baihu le tigre blanc de l’Ouest) ont été incarnés respectivement par Pharah, Ange, Zarya et Genji.
  • Et en 2019, Overwatch a donné vie aux grands seigneurs du célèbre roman de Luo Guanzhong Les Trois Royaumes, Lü Bu, Guan Yu, Zhuge Liang, Zhang Fei et Huang Zhong, dans toute leur gloire, barbe bien fournie et armure détaillée comprises.

Cette année, l’équipe s’est éloignée de ces thèmes axés sur les mythes et la littérature et a opté pour une thématique bien différente pour les deux modèles légendaires du Nouvel an lunaire : l’opéra chinois. « L’opéra chinois a une esthétique très particulière et représente une culture à part entière, l’équipe a donc estimé que c’était un excellent thème pour nos modèles, explique Daryl Tan. Il offre une grande richesse visuelle, avec beaucoup d’opportunités pour créer des graphismes intéressants, et c’était amusant d’étudier ce qu’on pouvait en faire en lien avec nos personnages. »

C’est aussi un thème qui a une certaine importance sentimentale à la fois pour Daryl Tan et pour John Gotch.

Ce dernier se remémore son voyage dans la province chinoise du Sichuan avec son épouse, l’année dernière. « Nous étions dans l’une des rues les plus animées quand ma belle-mère nous a fait entrer dans ce minuscule salon de thé qui proposait un spectacle d’opéra, raconte-t-il. L’un des numéros comprenait des changements de visage. L’opéra dans son ensemble ne ressemblait à rien de ce que je connaissais, car c’est très différent de l’opéra occidental, mais j’ai trouvé le changement de visage très impressionnant. C’était vraiment amusant de voir le nombre de masques qu’ils arrivaient à porter, et la rapidité avec laquelle ils en changeaient. » Par un heureux hasard, quelques mois plus tard, l’équipe Overwatch a commencé à discuter des premières idées pour le Nouvel an lunaire, et la première version de Sombra visage fluctuant a été conçue. Enthousiasmé par cette idée, John Gotch était convaincu que le modèle final devait changer de masque. « À ce moment-là, je suis allé voir Daryl Tan et je lui ai dit qu’il fallait que ça se fasse puisque si les masques ne changeaient pas, il manquerait l’essence même de ce concept culturel. Il était parfaitement d’accord avec moi et espérait déjà que nous pourrions faire alterner les masques. »

Pour Daryl Tan, la conception de ce modèle sur le thème de l’opéra a fait ressurgir d’agréables souvenirs de son enfance à Singapour. « Quand j’avais 14 ans, mon école a monté un spectacle d’opéra de Pékin, auquel j’ai participé, se souvient-il. Une troupe professionnelle est venue nous encadrer, et j’ai pu tout découvrir, des maquillages complexes aux superbes costumes. Je jouais le méchant qui débarquait en ville avec ses sbires pour enlever les jeunes filles, et qui se faisait battre par un héros tout en blanc, joué par mon meilleur ami. Apprendre les déplacements et organiser toute la pièce nous a pris quelques mois, mais l’expérience en valait vraiment la peine. »

Tout comme Daryl Tan, Sombra a coutume de jouer le rôle de la méchante si nécessaire. Bien qu’une partie de ses relations lui connaisse deux visages, avec ce modèle, elle dévoile sa véritable nature bien plus complexe. « Le changement de visage de l’opéra représentait un thème très fort que nous tenions à intégrer au design de ce modèle, et on a trouvé qu’il allait à Sombra comme un gant, » résume Daryl Tan. Pour un personnage qui vit sous une fausse identité depuis si longtemps, les six masques arborés par Sombra pour ce nouveau modèle ne sont qu’une poignée de plus à ajouter à sa collection. Mais quel est son véritable visage ? On ne le saura jamais.

La fortune vous sourit

Déstabilisez vos ennemis avec Sombra visage fluctuant dans Overwatch à l’occasion des célébrations de l’année du Rat. Jusqu’au 5 février, fêtez le Nouvel an lunaire 2020 avec une foule d’objets saisonniers, des défis hebdomadaires passionnants assortis de récompenses, ainsi que le nouveau choc : Capture du drapeau Éclair.